L'ensemble de ces définitions et indications sont données à
titre indicatif, |
[mise à jour 05/11/2003]
Bibliographie :
Anatomie - Tome 1 Appareil locomoteur (2ième éd. 10ième tirage). Edition française dirigée par C. CABROL. éd. Flammarion Médecine-Sciences. 1992
Traumatologie du sport (5ième
éd.). R.-G. DANOWSKI, J.-C. CHANUSSOT. éd Masson
Paris. 1996
Claquage : c'est une élongation des fibres musculaires
(tendineuses) pouvant aller jusqu'à la déchirure totale
(complète) de celles-ci, accompagnée d'un
oedème (saignement) et de douleur. L'échauffement avant
l'activité physique et sportive est une pratique qui en diminue les
risques. Avant toute rééducation qui fait suite à un
claquage, le repos est nécessaire.
Une rééducation trop précose, trop intense, sur des
tendons encore fragiles, peut entraîner l'allongement de celui-ci (cas
du tendon d'Achille
par ex.) et donc diminuer l'amplitude du mouvement lors de la contraction
musculaire.
Entorse : c'est un étirement ou
une déchirure (entorse grave) des ligaments. Elle est
généralement déclenchée par la torsion des
pièces osseuses entre lesquels les ligaments sont tendus. L'articulation
la plus sujette aux entorses est la
cheville. Elle
est souvent responsable d'un oedème douloureux (ex.: "oeuf de pigeon"
sur le coup-de-pied) que la mobilisation accentue. Elle nécessite
une radiographie et peut entraîner une immobilisation durant des
périodes variant de 3 à 6 semaines. La rééducation
proprioceptive est souvent employée pour augmenter la stabilité
de l'articulation (ex.: de la cheville).
L'entorse grave peut être synonyme d'arrachement d'un
ligament et même de fragments osseux auxquels il se rattachait.
Arthrose : elle est caractérisée par une
dégénérescence et/ou une altération du cartilage
articulaire pouvant aller jusqu'à la destruction progressive de celui-ci,
suite à des efforts ou des contraintes auxquels le cartilage est soumis.
Elle entraîne lentement mais sûrement douleur et raideur de
l'articulation et à terme une destruction articulaire grave associée
à une ou des incapacités fonctionnelles. L'arthrose du genou
est l'une des localisations les plus fréquente suivie de celle de
la hanche surtout chez la personne âgée.
Les différents mécanismes qui sont principalement la cause
des altérations du cartilage sont :
Son
traitement comporte une action sur les facteurs d'aggravation (régime
alimentaire si surcharge pondérale, aménagement de la vie
quotidienne si surcharge fonctionnelle...) ou bien un traitement symptomatique
: antalgiques (rééducation et mesures d'économie
articulaire) qui peut aller, en cas d'aggravation, jusqu'au repos strict
prolongé (voir en cas de forme évoluée : chirurgie et/ou
prothèses).
Prothèse orthopédique de hanche
(Cf. iconographie) : elle a pour fonction de remplacer une articulation (parfois
un membre dans son ensemble). Dans cet exemple, la prothèse interne
de hanche a pour but de remplacer
l'articulation
coxo-fémorale détruite en partie ou en totalité
afin d'en recréer la mobilité. On parle de prothèse
totale si les deux surfaces articulaires sont remplacées. Une
prothèse peut être faite en titane, en acier, mais de plus en
plus en céramique ou en polyéthylène.
LES PRINCIPALES LÉSIONS DU SPORTIF
Cette liste n'est, bien sûr, pas exhaustive mais elle regroupe
quelques-uns des traumatismes qui peuvent survenir durant
la carrière des sportifs ou des étudiants en STAPS
ÉPAULE : Si la luxation est l'une
des traumatologies sportives les plus fréquentes de
l'épaule,
la seconde est l'inflammation voir la rupture des ligaments des muscles de
la coiffe des rotateurs
= épaule douloureuse par conflit.
L'épyphyse proximale de
l'humérus est située en dessous d'une voûte
formée par
l'acromion en ARR,
l'articulation
acromio-claviculaire et le ligament acromio-coracoïdien en HAUT,
et
l'apophyse coracoïde en AV. Cet espace est occupé
par les tendons des muscles (adducteurs et rotateurs internes du bras) de
la coiffe des rotateurs et deux bourses séreuses qui assurent les
glissements réguliers. C'est l'élévation
répétée de l'humérus qui peut être la cause
de conflits :
Evolution des conflits sous-acromio-coracoïdiens
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Stade initial |
Stade intermédiaire |
Stade final |
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C.A.S. |
Bursite sous acromio-deltoïdienne
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Tendinite, calcifications sus-épineux, sous-épineux, petit rond, longue portion du biceps |
|
C.A.I. |
Bursite sous-coracoïdienne
|
Tendinite, calcification sous scapulaire |
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Signes |
Signes de conflit : c'est à dire douleur en compression
|
Signes de conflits (+ ou -)
douleur (+ ou -) |
Signes de conflits (+ ou -), force (-), douleur (+ ou -)
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Terrain |
Avant 25 ans
|
De 25 à 40 ans
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Après 40 ans
|
Sportifs utilisant préférentiellement leurs membres
supérieurs avec violence et répétition |
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| Traitement | Repos : 1 à 3 semaines, anti-inflammatoire |
||
Physiothérapie, rééducation : manoeuvre de dégagement
|
Identique avec si besoin chirurgie : résection du ligament
acromio-coracoïdien
|
Identique avec si besoin acromio-plastie, coraco-plastie, réfection
de la coiffe
|
|
Si intervention : pas de reprise avant 3 à 6 mois |
|||
Évolution |
Evolution vers le stade intermédiaire
|
Evolution vers le stade final
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Vers arthrose gléno-humérale
|
SCAPHOÏDE : La fracture du
scaphoïde est une des plus fâcheuse traumatologie
du carpe du sportif. Elle se produit généralement lors de chute
arrière (car le coude est souvent bloqué en extension) avec
la main en opposition (hyperextension) : la face inférieure du
radius (surface articulaire carpienne) joue le rôle
d'un marteau sur le scaphoïde.
Sa palpation, au fond de la tabatière anatomique en devient alors
très douloureuse. La pression ou la traction sur l'axe de la colonne
du pouce, voire de l'index, devient elle aussi douloureuse.
C'est une fracture qui se cicatrise souvent mal et entraîne
régulièrement une diminution des amplitudes articulaire
(flexion/extension peut diminuer de 40°) du poignet. C'est une fracture
qui, mal soignée, mal immobilisée, vieillit mal et peut se
compliquer en pseudoarthose.
Après un choc, en cas de doute, faire toujours une radiographie. Dans
le cas d'une fracture, elle sera suivie d'une immobilisation fixant la main
en position de "prise de verre" (pouce en abduction, poignet en rectitude),
le plâtre doit au départ dépasser le coude (le fixant
à 90°) pour empêcher la
prono-supination.
L'immobilisation plâtrée dure généralement 6 semaines
avec le coude bloqué, puis jusqu'au 3ième mois avec
le coude libre.
GENOU :
Ménisques
: les lésions d'une ou des deux lames de cartilage situées
entre les surfaces articulaires du genou sont sujettes à de nombreux
traumatismes sportifs qui peuvent aller d'un détachement de l'insertion
jusqu'à la fissure complète...
Le liquide synovial intra-articulaire qui les nourrit n'a pas tendance à
permettre de cicatrisation spontanée.
Au début, seule une gêne apparaît, puis le genou se coince
entraînant une vive douleur qui nécessite l'intervention
chirurgicale.
| Ligaments
croisés : La rupture du ligament croisé antéro-externe se caractérise par un phénomène de "tiroir" (c'est à dire du "jeu" dans l'articulation) vers l'AV (Cf. a), celle du ligament croisé postéro-interne par un "tiroir" vers l'ARR (Cf. b). |
Tiroir = jeu articulaire |
TENDON D'ACHILLE : l'un des accident les plus
fréquents de la cheville du sportif est sans conteste
l'entorse généralement
des ligaments du coup de pied. Mais il en existe une autre, plus grave, qui
touche le tendon terminal du
triceps sural (jumeaux
+ soléaire) : c'est la rupture du tendon d'achille. Rare avant la
trentaine d'année, elle peut survenir lors de la reprise d'une
activité sans echauffement préalable siffisant. Lorsqu'elle
est totale, elle interdit la pratique sportive pendant près d'une
année.
C'est un risque accentué chez les personnes brévilignes
hypermusclées que le port de talon haut augmente chez la femme.
Pathologie
: Hernie discale : C'est une saillie anormale d'un disque
intervertébral, généralement au niveau lombaire, suite
à des contraintes répétées exercées sur
le disque (soulèvement de lourdes charges, posture, faux-mouvement...).
Ce dernier peut sortir en partie de son logement habituel (le nucléus
pulposus migre vers l'arrière) et venir comprimer une racine nerveuse
en créant des douleurs importantes pouvant se propager dans la fesse
et jusqu'à l'extrémité du membre inférieur (cas
de la sciatique). Traitement : prise d'anti-inflammatoires et d'antalgiques
(parfois l'immobilisation est nécessaire).
Dans le plan sagittal :
hernie discale sous ligamentaire : le nucléus bombe sous le ligament dorsal.
hernie discale libre : rupture du ligament dorsal, le nucléus s'échappe.
Dans le plan horizontal :
hernie médiane : migration sur la ligne médiane.
hernie postero-latérale : les plus fréquentes = sciatique
hernie foraminale
Cheville
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Poignet
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Pouce
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Coude
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Genou
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L'oreille est l'organe de l'audition & de l'équilibre. |
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Plus de pression
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| L'oreille externe [a] : le pavillon [1] guide les sons vers le conduit auditif externe [2] | L'oreille externe et l'oreille moyenne permettent la captation et la conduction des ondes sonores | |
| L'oreille moyenne [b] : le tympan [3], le marteau (ou malleus) [4], l'enclume (ou incus) [5], l'étrier [6] et la trompe d'Eustache (vers l'ARR gorge) [7] | ||
| L'oreille interne [c] : les 3 canaux semi-circulaires [8], la cochlée [9] et le vestibule [10] | L'oreille interne, dans l'os temporal, analyse les sons qu'elle transmet au cerveau par le nerf auditif (nerf crânien n°VIII). | |
L'élévation de la pression extérieure comprime les parties
remplies d'air de l'organisme : poumons, sinus et entre autre l'oreille moyenne
(Cf. schéma). La pression interne aquatique grandissant avec la profondeur
(1 bar/10m) entraîne une inclinaison du tympan
[3] vers l'intérieur
: c'est cette incurvation qui est responsable de la douleur. Afin d'éviter
celle-ci ; il faut augmenter la pression à l'intérieur de
l'oreille. Ceci est rendu possible par la manuvre dite de "Vassalva"
qui consiste à faire parvenir de l'air des poumons dans la caisse
de résonance du tympan.
C'est en expirant bouche fermée et nez pincé que de l'air peut
parvenir à l'oreille moyenne par la trompe
d'Eustache [7].
La trompe d'Eustache est un conduit percé dans le rocher du temporal,
c'est donc au départ un conduit osseux. Ce conduit est tapissé
d'une muqueuse qui, comme pour le nez ou les sinus, est sujet aux inflammations
et peut voir son épaisseur augmenter ce qui entraîne une obstruction
du conduit rendant difficile, voir impossible, toute manuvre de
compensation de pression (il est difficile de descendre profond en apnée
avec un rhume ou toute autre inflammation des voix respiratoires).
L'équilibre des pressions au niveau de l'oreille entre le milieu ambiant
et le milieu interne s'effectue normalement plusieurs fois par heure. Qui
n'a pas ressenti d'un coup une équilibration de l'oreille
(accompagnée souvent d'un sifflement) en avion lors de l'atterrissage
?
C'est lorsqu'il est difficile d'équilibrer la pression que peuvent
survenir les accidents de plongée. En effet lors de la descente en
apnée certains sportifs ont tendance à forcer la manuvre
de Vassalva. C'est à dire qu'au fond de l'eau les pressions finissent
par s'équilibrer et lors de la remontée l'oreille moyenne
possède une pression supérieure à celle de la surface
entraînant donc par effet inverse une convexité du tympan vers
l'extérieur
.
Si la différence de pression est trop importante, elle entraîne
de vive douleur pouvant aller jusqu'au décollement, à l'arrachement
du tympan. Si ce traumatisme à lieu sous l'eau, il s'en suit de gros
risques de la part du plongeur ; en effet l'eau pénétrant
dans l'oreille affecte l'oreille interne qui est le siège de l'audition
mais aussi celui de l'équilibration. On comprend aisément les
risques qu'encourt un plongeur en apnée, qui ne pourrait
s'équilibrer et donc s'orienter sous l'eau.